Dans le système de « médecine ayurvédique », Ashawagandha ou Withania Somnifera ou appelée « Ginseng indien » est l’herbe la plus importante de l’Ayurveda. On utilise principalement sa racine qui sent le cheval d’où son nom Ashwagandha (en le consommant, elle donnerait la puissance d’un cheval).
Actuellement en Inde, la surface cultivée pour l’Ashwagandha représente environ 11.000 hectares – dont 4.000 hectares dans les terres arides du Madhya Pradesh – pour la consommation nationale (environ 10.000 tonnes) et pour l’exportation vers les USA, principalement, mais aussi vers la Chine et l’Australie.
L’Ashwagandha est une pharmacopée très puissante entièrement naturelle qui possède un spectre impressionnant de propriétés médicinales : adaptogènes, aphrodisiaques, anti-inflammatoires, anti-tumorales, anti-stress, anti-cancéreuses, anti-oxydantes, immuno-modulatrices, hématopoïétiques, régénératrices, antibactériennes, antipyrétiques, diurétiques, cardioprotectrices, neuroprotectrices, anxiolytiques, astringentes, fébrifuges, antiarthritiques, elle fortifie le système immunitaire et régule les fonctions sexuelles, etc
Les analyses pharmacologiques ont révélé la présence d’une pléthore de constituants biologiquement actifs dans ses racines :
- De nombreux alcaloïdes (isopellertiérine, anférine, pipéridine, somniférine, pyrazole, pyrrolidine, somnine, somniférinine, withananine, pseudo-withanine, tropine, pseudo-tropine, 3-a-gloyloxytropane, choline, cuscohygrine).
- Des withanolides… C’est la prévalence prépondérante de dizaines de withanolides qui est estimée fonder les propriétés médicinales extraordinaires de cette espèce.
- Des lactones stéroïdiens (withanolides, withaférines).
- Des saponines.
- et beaucoup de fer.
Cette mine de molécules a déjà suscité moultes études sur ces précieux bienfaits. D’ailleurs, le CNRS a déjà déposé cinq brevets concernant des extraits d’Ashwagandha en vue de soigner certaines dégénérescences neurologiques lourdes en vogue, que je ne vais pas exposer ici.